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Sécurité incendie en entreprise : idées reçues et économies possibles

Deux entreprises sur trois victimes d’un incendie sur lequel les secours n’ont pas pu intervenir disparaissent purement et simplement. Prendre des mesures de sécurité et bien s’assurer relève donc de la prudence élémentaire. La CCI de Reims et d’Epernay a fait le point sur ces questions avec le concours de deux spécialistes qui témoignent aussi dans notre vidéo.

Les 31es Carrefours de l’entreprise ont eu lieu le 16 mai 2013 dans les locaux de la CCI sur le thème de “la sécurité incendie dans les entreprises : mieux maîtriser risques et coûts”. Deux intervenants sont venus éclairer la lanterne des entrepreneurs présents : Sébastien Degroote (à gauche sur la photo), un ancien pompier de Paris qui a fondé l’Apaf, société spécialisée dans la prévention des risques ; Michel Givron (à droite sur la photo), créateur de MG Conseil, un cabinet conseil en assurance et en sécurité incendie (voir aussi cet autre article du blog).

« Il y a des choses qui peuvent surprendre », prévient Sébastien Degroote. Et d’abord celle-ci : le seul texte qui fait foi en matière de sécurité incendie, c’est le code du travail. Il pose une obligation générale : la présence d’un extincteur de 6 litres pour 2 000 m2 de surface, à raison d’un extincteur par niveau. « L’employeur a aussi une obligation de formation et d’information de ses salariés, mais aucun plan d’évacuation n’est en revanche obligatoire, même si le code du travail encourage implicitement à en faire un », souligne Sébastien Degroote.

L’ancien pompier lâche au passage une bonne nouvelle : l’arrêt du tabac en entreprise a fait énormément chuter le nombre de départs d’incendie. Et cette autre : une dizaine “seulement” de salariés périssent dans un sinistre chaque année, à comparer aux 900 morts pour des causes diverses dans les entreprises.

Jusqu’à - 30 %

Ce bilan somme toute rassurant n’exonère pas l’entreprise de s’entourer de toutes les précautions nécessaires. Ni de s’assurer correctement. Quoique… « Il n’est pas obligatoire de s’assurer contre l’incendie », rappelle Michel Givron, sauf si le propriétaire l’exige de son locataire.

Mais si l’on veut être prudent, comment être certain d’avoir souscrit un contrat adapté à son activité et au juste prix ? Négocier ou renégocier son contrat, c’est possible et même souhaitable, insiste le gérant de MG Conseil, lui-même ancien courtier en assurances. Encore faut-il le faire « avec de vrais arguments » pour que « le rapport de forces » tourne à l’avantage de l’assuré.

Or l’assureur n’aime pas le risque. L’assuré devra donc le rassurer en lui montrant que son entreprise est sécurisée, par exemple en étant protégée contre les risques d’intrusion. « N’hésitez pas non plus à mettre des franchises pour faire diminuer les coûts », recommande Michel Givron. Ni à inviter son assureur à visiter l’entreprise pour le mettre définitivement dans sa poche. Si une entreprise démontre qu’elle a peu de chances de brûler, il n’est pas « utopique » selon notre homme de l’art d’espérer jusqu’à 30 % d’économie sur sa prime d’assurance.

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