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BA 112 : un territoire « exceptionnel » au Nord de Reims

Traditionnellement invité aux assemblées générales de la CCI, le sous-préfet de Reims, Michel Bernard, a profité de cette tribune pour faire le point sur le dossier de la BA 112. Il évoque un « territoire exceptionnel et fragile » qu’il convient d’aménager bien au-delà de la stricte emprise de l’infrastructure militaire.

Les derniers militaires ont quitté l’ex-base aérienne 112 le 30 juin 2012. Ne restent plus sur place que des commandos chargés de surveiller le radar et un pylône affectés à la défense. Le sous-préfet de Reims (notre photo) a confirmé que l’Etat céderait pour l’euro symbolique, aux communes concernées, les 540 hectares et l’ensemble des bâtiments de feu la BA 112. « L’Etat fait ainsi acte d’aménagement du territoire, souligne Michel Bernard. Il compense la disparition d’une activité importante qui pénalise une agglomération de 230 000 habitants. »

Un contrat de redynamisation de site de défense devrait être signé avant la fin de l’année entre l’Etat et le Syndicat mixte du Nord rémois. « Le fait que les communes de Brimont et de Courcy n’y aient pas encore adhéré n’empêche pas le dossier d’avancer, assure le représentant de l’Etat. Mais je suis persuadé qu’elles vont y adhérer. » Ce contrat de redynamisation inclus le projet d’installation du centre de formation du Stade de Reims. « C’est un excellent projet, un projet prioritaire, qui doit toutefois bénéficier d’une autorisation d’occupation du territoire pour aboutir. »

Un paysage des années 1950

Le sous-préfet a tenu également à souligner que le dossier de la BA 112 débordait très largement de l’enceinte militaire pour concerner une vaste zone jusqu’alors inconstructible car soumise aux servitudes aéronautiques. « C’est un territoire d’une valeur exceptionnelle, où l’on passe sans transition de la ville à la campagne, un type de paysage tel qu’il en existait encore dans les années 1950. Notre chance, c’est de pouvoir travailler ce territoire qui date de la moitié du XXe siècle avec les outils du XXIe siècle. »

Car ce territoire exceptionnel est aussi très fragile. Le message du sous-préfet est sans ambiguïté : il est impératif que les collectivités agissent de concert, bref se fédèrent, « notamment sur le plan routier ». Il n’y a pas de place à ses yeux pour des actions sporadiques et non coordonnées.

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aménagement / foncier / immobilier énergie / environnement Reims

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