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Immortaliser le rarissime

Médiateur scientifique au Planétarium de Reims, Sébastien BEAUCOURT s’est lancé en amateur dans la photographie de paysages célestes. Ses photographies associent, sans trucage, des paysages et des monuments de la Champagne avec des événements célestes.

Sébastien Beaucourt est arrivé à Reims en 2001. Il découvre l’astronomie en 1997 avec le passage spectaculaire de la comète Hale-Bopp, l’une des rares comètes visible à l’œil nu. Parallèlement à ses études de comptabilité, il devient animateur d’un club d’astronomie à Arras (Pas-de-Calais), sa ville d’origine. Une expérience qui lui permettra d’être embauché en 2001 par le Planétarium de Reims en tant que médiateur scientifique. « Nous sommes une centaine en France à exercer ce métier  ». Une profession ludo-éducative destinée à expliquer l’astronomie au grand public et aux scolaires.

Passionné également de photographie, il décide en 2004 d’immortaliser le rarissime passage de Vénus devant le Soleil et se lance, en amateur, dans l’astrophotographie. Sa spécialité : les paysages et les monuments associés à des événements célestes. Et le tout sans aucun trucage. « Je cherche à réaliser une composition esthétique associant un paysage ou un monument de la Champagne avec l’astronomie  ».

Et c’est tout sauf une photographie opportuniste. Réaliser ce type de clichés ne s’improvise pas. Photographier le coucher du Soleil sur le Phare de Verzenay ou le lever d’un croissant de la Lune entre les tours de la Basilique de l’Epine, demande un minimum de connaissance en astronomie et une bonne préparation.

« Il est nécessaire de repérer à l’avance les lieux qui serviront de premier plan, puis calculer la date et l’heure où les astres seront dans une position esthétique pour la photo  », précise notre photographe. De nos jours, cela est évidemment facilité par les nombreux logiciels qui permettent de connaître précisément les coordonnées des astres. Les dates sont autant de rendez-vous fixés avec les astres et qu’il ne faut surtout pas manquer, car bien souvent les photos ne sont réalisables qu’un jour ou deux par an.

Sébastien note sur son carnet toutes les informations recueillies. Une seule inconnue toutefois : la météo qui peut tout remettre en question. « Si les conditions météorologiques ne sont pas favorables le jour J, il peut s’écouler plusieurs mois, voire plusieurs années, avant que l’image ne soit enfin réalisée  ». Quand la photo peut être prise, c’est alors un moment unique, magique. Des instants privilégiés avec la nature. Des clichés rares et d’exception.

Notre photographe amateur prend environ 3 à 4 photos par an. Ses photographies (une vingtaine), résultat d’un travail de plusieurs années, ont fait l’objet d’un livre « Entre ciel et terre en Champagne  » publié en 2013 aux Edition DEFG. Ses photos ont également fait l’objet d’une exposition au Festival de Montier-en-Der ainsi qu’au Musée de l’Air et de l’Espace de Paris-Le Bourget.

« Je fais de la photo pour garder un souvenir des phénomènes astronomique que j’observe et aussi pour faire rêver les gens, partager mes émotions et pourquoi pas éveiller la curiosité pour l’astronomie  ».

A propos

Retrouvez Sébastien Beaucourt sur son blog : http://beaucourtsebastien.wix.com/lecielenquestions

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