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Flux d’achats : la consommation stagne dans la Marne

Certes, la dépense commerciale a augmenté de 5 % entre 2008 et 2011 dans la Marne, mais c’est une hausse en trompe-l’œil : elle correspond peu ou prou au niveau de l’inflation. C’est ce que révèle l’étude des flux d’achats dans le département de la Marne réalisée par AID Observatoire pour le compte des CCI de Reims et de Châlons-en-Champagne.

Cette enquête réalisée mi-2011 sur les comportements d’achats dans la Marne apporte plusieurs enseignements :

  1. La consommation stagne, pour ne pas dire qu’elle régresse. La dépense globale a atteint 3,21 milliards d’euros en 2011, en hausse de 5 % par rapport à 2008. Sauf que dans le même temps le nombre de ménages a crû de 3 % et que la hausse du coût de la vie est passée par là.
  2. Reims reste de loin le premier pôle commercial du département. L’agglomération monopolise 53 % des parts de marché, 56 % si l’on y ajoute Thillois (pôle Ikea/Champea), qui ne fait pas partie administrativement de Reims Métropole. Toutefois, son chiffre d’affaires progresse beaucoup moins (2 %) que ceux d’Epernay (11 %), en grande partie grâce à Pierry, et de Châlons (7 %).
  3. Les quartiers de Reims plongent. Ils ont perdu 6 points entre 2008 et 2011. C’est probablement dû en partie à un "effet tramway", ou plutôt à un "effet travaux du tramway". L’activité au centre-ville est étale.
  4. Les hypermarchés gardent leur leadership. Ils concentrent 39 % du chiffre d’affaires, soit 3 points de plus que la moyenne nationale. Les grandes surfaces spécialisées affichent elles aussi une santé insolente : 24 % de parts de marché dans la Marne, contre 17 % dans le reste de la France. Au total, 79 % des dépenses sont réalisées en grandes surfaces.
  5. Le commerce en ligne progresse fort mais reste à la traîne. Les ventes sur Internet représentent 74 % de la vente à distance (qui comprend aussi la vente sur catalogue, ou vente par correspondance) en 2011, au lieu de 39 % en 2008. Soit un chiffre d’affaires pour le Web marchand de 52 millions d’euros. Mais la vente à distance ne pèse encore que pour 2 % du total de la dépense commerciale, moitié moins qu’au niveau national.
  6. Les dépenses alimentaires sont supérieures à la moyenne française. Dans la Marne, 49 % des dépenses ont trait à l’alimentation, contre 47 % au niveau national. Pour le reste, les chiffres sont identiques, à l’exception des dépenses pour l’équipement de la personne, inférieures de 2 points dans la Marne.
  7. L’évasion commerciale reste relativement faible. Les dépenses réalisées en dehors du département par les Marnais plafonnent à 9 % du montant total de leurs achats. C’est moins que dans les autres départements, signe peut-être que l’offre commerciale est suffisante. L’évasion profite à la vente à distance (logique), mais aussi à l’Aube et à… la Haute-Marne. Paris n’obtient que 7 %.

Télécharger l’étude complète

A propos

2 100 ménages marnais (ou situés aux franges du département) ont été interrogés, sur un panel de 49 produits courants (12 alimentaires et 37 non alimentaires). Ce qui représente près de 93 000 actes d’achat.

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Thématiques

CCI commerce conjoncture / études / statistiques Epernay Marne Reims

Documents

fluxdachats.pdf

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