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BA 112 : le contrat de site signé en janvier 2013

Le sous-préfet de Reims a révélé, lors de l’assemblée générale de la CCI du 28 novembre 2012, que le contrat de redynamisation de site de défense cadrant la reconversion de la base aérienne 112 serait signé en janvier 2013. Mais sans les communes de Brimont et de Courcy, qui n’ont pas encore adhéré au Syndicat mixte du Nord rémois.

Le sous-préfet de Reims, Michel Bernard (à gauche sur la photo), l’a dit et répété : « L’Etat veut se désengager complètement » de la BA 112 en « cédant cette propriété aux collectivités concernées ». Mais pas à n’importe quelle condition. Il veut assurer la transition en bon père de famille. Les 600 hectares de terrain seront vendus à l’euro symbolique, cession assortie d’une subvention de 3 millions d’euros, si et seulement si « il y a un plan d’aménagement global ».

Ce qui semble être le cas puisque l’ancienne base aérienne fera l’objet d’un contrat de redynamisation de site de défense qui sera signé en janvier 2013 par l’Etat et son « unique interlocuteur », le Syndicat mixte du Nord aubois. Un syndicat rassemblant plusieurs collectivités territoriales, à l’exception notable des communes de Brimont et de Courcy, sur lesquelles se situe en partie l’ex-BA 112. « Elles n’ont pas tenu parole, regrette le représentant de l’Etat. Elles devaient adhérer au syndicat en contrepartie de leur refus d’intégrer Reims Métropole. »

Tout n’est pas bouclé

De tous les projets envisagés pour reconvertir l’ancien site militaire, c’est celui de l’installation du Stade de Reims qui semble le plus avancé. « Le club devrait bénéficier d’une autorisation d’occupation temporaire », indique le sous-préfet. Ce à quoi le président du Stade, Jean-Pierre Caillot, rétorque que « tout n’est pas solutionné ». Celui-ci s’inquiète en particulier de la durée de ladite autorisation et se demande si le club deviendra propriétaire au terme de celle-ci. Autres motifs de préoccupation pour Jean-Pierre Caillot : le montant du loyer demandé (on évoque la somme de 300 000 euros par an) et à qui incombera la charge de dépolluer le site. « Tout n’est pas encore bouclé, loin de là », concède Michel Bernard.

Et pourtant, comme lui-même le souligne, le site militaire et les milliers d’hectares alentour qui avaient été gelés pour cause de plan d’exposition au bruit, constituent une formidable opportunité pour l’agglomération rémoise de prendre son envol sur le plan économique. « C’est un territoire quasiment vierge, certes sous-développé au niveau de ses infrastructures routières, mais qui est desservi par deux voies ferrées, un canal et une autoroute. C’est donc un secteur très propice au développement d’activités commerciales, industrielles et logistiques. »

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aménagement / foncier / immobilier Reims

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